Les prisons d’espérance

Les prisons d’espérance – Triolet 

  

Il n’y a pas d’amour adulte 

Ancré en mémoire d’enfance 

Sur le chemin de l’insouciance 

Il n’y pas d’amour adulte 

Qui nous fasse aimer l’existence 

Une folie nous catapulte 

Il n’y a pas d’amour adulte 

Ancré en mémoire d’enfance 

  

Un rêve en vit objet de culte 

Au temple sain de la jouissance 

Lorsqu’on bannit la tempérance 

Un rêve en vit objet de culte 

Puis les âmes font allégeance 

Ensemble de parfums occultes 

Un rêve en vit objet de culte 

Au temple sain de la jouissance 

  

Si un jour poignent les insultes 

Alors le verbe oeuvrait absence 

L’éternel perdra sa fragrance 

Si un jour poignent les insultes 

Dans l’ombre du jardin brillance 

Au douillet de nos cœurs incultes 

Si un jour poignent les insultes 

Alors le verbe oeuvrait absence 

  

Il n’est pas d’amour sans tumulte 

Preuve des prisons d’espérance 

Aux barreaux de notre ignorance 

Il n’est pas d’amour sans tumulte 

  

Prends l’Eden aux pores d’alliance ! 

Lorsque les corps nus se consultent 

Il n’est pas d’amour sans tumulte 

Preuve des prisons d’espérance.

pascal. 

Le tempo du coeur

Le tempo du coeur 

  

Est-ce ainsi que l’amour doit vivre : 

Fou de plaies, par son rêve allant 

Peiner las aux sons de son ivre 

Et se fondre aux marais salant ? 

De son aile esquiver, galant 

Médisance et doux illusoire ? 

Quand le temps décide d’accroire 

Qu’il ne peut que vaincre l’erreur, 

Dans l’éther grandira sa gloire 

Sans le joug d’un tempo du cœur. 

  

Puis-je au feu, d’un baiser survivre, 

Rester zen contre un tendre élan, 

T’adorer, sans jamais te suivre, 

Te toucher sans être collant ? 

Mes doigts d’or léchant le mouillant 

D’un printemps aux vœux migratoires, 

Sur ton corps mû d’ondulatoire, 

Respirer, tes tendres liqueurs… 

Dans ton bleu, crier nos victoires 

Sans le joug d’un tempo du cœur. 

  

Sens ma peau ! Que ton vent délivre, 

Frissonner d’un manque achalant. 

Mets ton nom au vrai de mon livre, 

Que je meure au lit ruisselant ! 

Si le temps me fait chancelant, 

De son grain, saigne ma mémoire, 

À l’instant où je pourrais boire 

Ton parfum jusqu’à l’équateur, 

Nous vivrons la plus belle histoire 

Sans le joug d’un tempo du cœur. 

  

Dame blonde aux songes de moire ! 

Offre-moi ce lieu probatoire ; 

Un Eden à l’abri des pleurs 

Où mon sang se fera notoire 

Sans le joug d’un tempo du cœur. 

  

Le 20/09/06 

 

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