posts de octobre 2006


Les prisons d’espérance

Les prisons d’espérance – Triolet 

  

Il n’y a pas d’amour adulte 

Ancré en mémoire d’enfance 

Sur le chemin de l’insouciance 

Il n’y pas d’amour adulte 

Qui nous fasse aimer l’existence 

Une folie nous catapulte 

Il n’y a pas d’amour adulte 

Ancré en mémoire d’enfance 

  

Un rêve en vit objet de culte 

Au temple sain de la jouissance 

Lorsqu’on bannit la tempérance 

Un rêve en vit objet de culte 

Puis les âmes font allégeance 

Ensemble de parfums occultes 

Un rêve en vit objet de culte 

Au temple sain de la jouissance 

  

Si un jour poignent les insultes 

Alors le verbe oeuvrait absence 

L’éternel perdra sa fragrance 

Si un jour poignent les insultes 

Dans l’ombre du jardin brillance 

Au douillet de nos cœurs incultes 

Si un jour poignent les insultes 

Alors le verbe oeuvrait absence 

  

Il n’est pas d’amour sans tumulte 

Preuve des prisons d’espérance 

Aux barreaux de notre ignorance 

Il n’est pas d’amour sans tumulte 

  

Prends l’Eden aux pores d’alliance ! 

Lorsque les corps nus se consultent 

Il n’est pas d’amour sans tumulte 

Preuve des prisons d’espérance.

pascal. 

Le tempo du coeur

Le tempo du coeur 

  

Est-ce ainsi que l’amour doit vivre : 

Fou de plaies, par son rêve allant 

Peiner las aux sons de son ivre 

Et se fondre aux marais salant ? 

De son aile esquiver, galant 

Médisance et doux illusoire ? 

Quand le temps décide d’accroire 

Qu’il ne peut que vaincre l’erreur, 

Dans l’éther grandira sa gloire 

Sans le joug d’un tempo du cœur. 

  

Puis-je au feu, d’un baiser survivre, 

Rester zen contre un tendre élan, 

T’adorer, sans jamais te suivre, 

Te toucher sans être collant ? 

Mes doigts d’or léchant le mouillant 

D’un printemps aux vœux migratoires, 

Sur ton corps mû d’ondulatoire, 

Respirer, tes tendres liqueurs… 

Dans ton bleu, crier nos victoires 

Sans le joug d’un tempo du cœur. 

  

Sens ma peau ! Que ton vent délivre, 

Frissonner d’un manque achalant. 

Mets ton nom au vrai de mon livre, 

Que je meure au lit ruisselant ! 

Si le temps me fait chancelant, 

De son grain, saigne ma mémoire, 

À l’instant où je pourrais boire 

Ton parfum jusqu’à l’équateur, 

Nous vivrons la plus belle histoire 

Sans le joug d’un tempo du cœur. 

  

Dame blonde aux songes de moire ! 

Offre-moi ce lieu probatoire ; 

Un Eden à l’abri des pleurs 

Où mon sang se fera notoire 

Sans le joug d’un tempo du cœur. 

  

Le 20/09/06 

 

Déferlante

« Déferlante »

S’enfonce et puis revient dans son écrin liquide,
Augmente son volume au troublant des rivages,
Des dunes de chaleur aux nymphes d’une plage…
Gorgée au désir lent de s’épandre apatride.

La douceur la rend folle au fond du gouffre fluide.
Elle glisse suave aux abords de la berge,
Léchant ce goût de large un doux nectar s’immerge,
Se pare son plaisir aux effluves languides.

L’antre devient béant au ressac d’une mort…
S’évapore l’élan, mais plongera encore,
Si l’ivre se mélange aux délices des vents.

Sur les flancs d’or salé, jaillit la blanche écume ;
Depuis l’aube des temps, la mousse qu’elle arbore.
… La vague se retire en l’océan posthume.

Euphonie

« Euphonie » (Grannet holorime)J’aimerai que Satan dresse,
Dans votre cœur, un sourire
Qu’il essuie les maladresses
Le penchant de tout maudire
J’aimerai, que sa tendresse…

Je voudrai : songe émouvant
Un arc-en-ciel, de soupirs
Celui qui nourrit souvent
Dans votre cœur, un sourire
Je voudrai son jeu mouvant…

Puis que le doute s’affaisse
Au sablier du désir
Qu’il essuie les maladresses
Un arc-en-ciel, de soupirs
Puis que le doux de sa fesse…

Et tant d’ans sont ceints, cédant
Le penchant de tout maudire
Celui qui nourrit souvent
Au sablier du désir
Étendant son sein, ses dents…

Le Chant Des baleines

« Le Chant Des baleines » – acrostiche 

L’infini crescendo des saveurs de ma peine

En silences dorés d’un baiser d’eau céans, 

Calme de l’indigo la rive du néant, 

Habille mes pensées de sa mélopée reine. 

  

Amnésie de l’instant au plus profond du trouble, 

Née d’un rêve enivrant sur un sommeil si pâle. 

Tant d’étoiles perdues sur un acte banal… 

D’horizons dissolus, que ma folie redouble. 

  

Elle est là, sur le dos, qui chante à perdre haleine… 

Ses envies ; le fardeau d’une éternelle errance. 

Babillage infortune aux seins de ma souffrance 

Accroche au doux de lune une caudale ébène. 

  

Liberté séduisante ancrée au sort des peaux 

Elle étiole ses pleurs au supplice du temps 

Il en fait sa demeure aux murets envoûtants 

Négligeant sa tourmente à ce tendre adagio. 

  

Élève tes évents au dessus de ma peine ! 

Sirène d’océan, offre un souffle d’Eden.   

 

La grande âme – Mahatma Gandhi

« La grande âme – Mahatma Gandhi – Glose »
 
Protège tes enfants au sacré de tes eaux
Toi, l’Inde des croyants, toi qui fus Son berceau
Je changerai en moi ce qui gène en ce monde
Quand la violence est loi de l’animal immonde.
Lorsque je dis Ton nom, Vois ! Ma gorge se noue
La haine est l’abandon des hommes à genoux
Toi, le Marchand de paix, Père d’une nation
L’amour ne meurt jamais il porte Ton action
 
Tu nais un jour d’automne au signe de l’altruiste
Où Ta maman fredonne en valeurs hindouistes
Quand d’autres religions T’offrent la tolérance,
Pour qu’en toutes régions trône l’indépendance.
Ta terre écartelée aux sangs de ses sillons
Ne sait pas T’oublier bien que portant haillons
Sur la route des temps et malgré leurs défauts
Protège tes enfants au sacré de tes eaux
 
Marié jeune pourtant, de ces amours fidèles
La coutume rompant, Tu ne chérissais qu’elle.
La Bhagavad-Gita influença Ta quête
Apprends aussi Bouddha, Jésus et Mahomet.
T’envolant pour Londres Tu devins avocat
Demande de répondre entre hindou et bourgeois
En ton cœur flamboyant Il y puisait ses mots
Toi, l’Inde des croyants, toi qui fus Son berceau
 
Puis l’Afrique du sud ressent naître Ta voie
Lorsque la négritude enlève tous les droits
Outre leur trahison pour Ton déséquilibre ;
Garde t’on en prison, ceux qui ont l’esprit libre ?
La première victoire essence au non combat
Indiens liés aux noirs raflent les mêmes lois.
Je ne veux pas de roi mais une terre ronde
Je changerai en moi ce qui gène en ce monde
 
Obtiens l’abrogation d’un flot de lois raciales
Puis prends la direction de Ton pays natal
Vis la communauté dans le sein d’un ashram
La vie en liberté pour le repos de l’âme…
Des Travailleurs en grève en reste leur seul lien
À l’orée de ton rêve où l’aura les soutient
Lorsqu’un jour les soldats tirèrent à la ronde
Quand la violence est loi de l’animal immonde


Et puisque l’homme chute en son propre sang, flotte
Tu modifies Ta lutte entames boycott
Encore emprisonné Ton mouvement s’halète
Mais prend t’on les pensées d’une âme si complète ?
Un simple mot de Toi, l’Inde s’immobilise
Sans arme Ton combat sait arrêter les crises
Chacun sa religion, je t’aime plus que tout
Lorsque je dis Ton nom, Vois ! Ma gorge se noue
 
« Enfants de Dieu » ; parias, accèderont aux temples
Et puis Tu marcheras pour offrir un exemple
Du sel, une opinion, Te mèneront en taule
Civile sédition contre le monopole
Tu voulais nous servir sans confort personnel
Ne pas Te garantir une place au soleil
Tu offres le pardon, plantes l’amour partout
La haine est l’abandon des hommes à genoux
 
Si prisé en Europe opiniâtre sans faille
D’un gouvernement myope effondre les murailles
Contre les dissensions Tu opposes l’ascèse
Jamais de reddition ; non violence est la thèse.
Quand s’éteint Ta compagne au nu de Ta présence…
Tu croupis dans Ton bagne au verbe indépendance.
En mon cœur désormais je sais Ton opinion
Toi, le Marchand de paix, Père d’une nation
 
Musulmans et Hindous en armes se déchirent
Et l’Homme le plus doux n’empêchera le pire
L’inde pour sa dérive  « autonomie si folle… »
Cinquième tentative et puis Tu gis au sol
La veille notre « Héro » savait mort imminente.
« Hé Ram » ultimes mots au Dieu qui représente
Droiture humilité, courage abnégation
L’amour ne meurt jamais il porte Ton action
 
L’amour ne meurt jamais, il porte Ton action
Toi, le Marchand de paix, Père d’une nation.
La haine est l’abandon des hommes à genoux
Lorsque je dis Ton nom, Vois ! Ma gorge se noue
Quand la violence est loi de l’animal immonde
Je changerai en moi ce qui gène en ce monde

Toi, l’Inde des croyants, toi qui fus Son berceau

Protège tes enfants au sacré de tes eaux

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